L'élevage porcin : une gestion environnementale pointue
Le lisier, constitué des déjections des porcs, est un bon engrais organique qui, bien utilisé, fournit aux plantes les nutriments dont elles ont besoin. Les normes de stockage (volume, étanchéité, surface) et les bonnes pratiques d’épandage sont des priorités pour les éleveurs, conscients que l’avenir de leur élevage et de la production porcine française passe nécessairement par le respect de l’environnement.
Le code rural règlemente la “déclaration” et l’"autorisation” d’installation des élevages porcins en fonction de leur taille.
Parmi les règles techniques à suivre en matière de gestion de l’environnement, on trouve :
- des distances minimales à respecter pour l’implantation des bâtiments et la réalisation des épandages vis-à-vis des tiers (maisons d’habitation, etc.) et des points d’eaux (sources, ruisseaux, rivières, etc.) ;
- des règles d’épandage strictes : enfouissement en 24 heures maximum dans le cas d’épandage sur des terres nues, calendrier d’épandage prévu par arrêté préfectoral au niveau du département pour les élevages situés dans des zones
vulnérables (notamment interdiction d’épandre pendant la période hivernale ou pendant le week-end) ;
- des règles d’aménagement des bâtiments et ouvrages de stockage où sont entreposées les déjections animales, ainsi que sur le fonctionnement de l’installation (bruits, odeurs, protection de l’air…).







Les élevages herbagers, centrés sur les prairies, contribuent au développement durable des territoires sur les trois aspects étroitement imbriqués que sont l’environnement, l’économie et le social :
- Social : Les prairies et les activités d’élevage associées contribuent au maintien de la vie sociale dans le milieu rural en de l’emploi dans des territoires faiblement peuplés, en participant de façon importante à la qualité et la diversité des paysages et donc à l’attrait touristique des campagnes françaises.
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