Passez votre souris sur la carte et cliquez sur le pays de votre choix :
La France possède le cheptel bovin le plus important d'Europe, avec pas moins de 25 races. Répondant aux noms de Charolaise, Blonde d'Aquitaine, Rouge des Prés, Normande, Limousine, Gasconne, Aubrac,... elles évoquent tout le charme et la variété de nos campagnes, et constituent un véritable patrimoine. L'implantation dans nos terroirs de races différentes, s'explique par la nature du sol, l'inclinaison, le climat, les différentes qualités d'herbage mais aussi par la volonté de l'éleveur.
Chez les bovins, on distingue trois types de races :
Les races à viande (ou races allaitantes), spécialisées dans la production de viande. Ce type de race se compose de deux familles :
Les Traditionnelles : CHAROLAISE, LIMOUSINE, BLONDE D'AQUITAINE, ROUGE DES PRES, PARTHENAISE...
Les Rustiques : SALERS, GASCONNE, AUBRAC...
Les races laitières, élevées pour la production de lait : HOLSTEIN, PRIM'HOLSTEIN, BRETONNE PIE NOIRE, JERSIAISE...
Les races mixtes, aussi réputées pour leur lait que pour leur viande : NORMANDE, MONTBÉLIARDE, ABONDANCE, TARENTAISE, SIMMENTAL...
En France, on dénombre 43 races de chevaux ou poneys reconnues. Cette remarquable diversité traduit celle qui existe dans le monde des éleveurs et des utilisateurs. Chevaux de trait, de loisirs ou de sport, tous répondent à des façons différentes de vivre la passion du cheval et parfois d’en faire son métier. Pourtant, certaines races qui ne correspondent moins à la mode ou aux besoins du moment risquent de disparaître. Les races de trait sont les plus menacées, malgré leur utilisation en boucherie qui leur a permis de perdurer.
On classe les chevaux selon trois types :
- cheval de sang : ce sont les races de chevaux de courses et les races de chevaux de selle. Il existe 23 races de chevaux de sang reconnues en France;
- cheval de trait : Il existe 9 races françaises de chevaux de trait ; un quart des chevaux de trait français ne sont pas nés en race pure, ils sont le fruit de leurs croisements.
- poney : Il existe 11 races de poneys reconnues en France.
La filière viande chevaline en France est articulée autour de deux filières :
- une filière de viande rouge.
La viande est issue de chevaux de réforme, essentiellement d’origine américaine (Canada, Amérique du Sud). Les chevaux de réforme français peuvent aussi être consommés, si leur document d’identification (papiers de l’animal qui le suivent tout au long de sa vie) assure que l’animal n’a pas eu de traitements médicamenteux rendant la viande impropre à la consommation et qu’aucun de ses précédents propriétaires ne s’est opposé à son introduction dans la filière bouchère.
- une filière de viande rosée.
La France, comme certains pays européens, utilise essentiellement les chevaux de trait pour une production de viande chevaline. En effet, aujourd’hui l’élevage de chevaux de trait a peu de débouchés. Seuls 2% des poulains qui naissent chaque année pourront être valorisés dans une utilisation loisir (débardage, attelage etc.). Le reste est destiné à la reproduction et à la consommation humaine. Ainsi, plus de 80% des 16.000 poulains qui naissent chaque année en France sont destinés à la filière bouchère. Comme le veau, la viande de jeune cheval (moins de deux ans) est une viande claire, rosée.
Les principales régions d’élevage de chevaux de trait sont aujourd’hui l’Auvergne, Midi-Pyrénées et l’Aquitaine, suivies de la Franche-Comté, la Bretagne et Rhône-Alpes.
La France peut affirmer avec fierté avoir l'une des productions ovines les plus diversifiées en termes de régions et de types de production, avec plus de 30 races répertoriées. Les moutons sont élevés partout en France, soit en grands troupeaux de plusieurs centaines de brebis, soit en complément d'autres productions. Cette présence des ovins est très souvent justifiée par la nécessité d'utiliser les parcelles et les ressources fourragères les plus pauvres ou seulement valorisables en prairies. Ainsi 80% de la production ovine est réalisée dans des zones sèches, défavorisées ou encore de montagne et de haute montagne.
Les races ovines peuvent être classées en six types différents :
Les races précoces, sélectionnées pour leur potentiel de croissance élevé, et leur grande aptitude de reproduction : ILE DE FRANCE, BERRICHON DU CHER, SOUTH DOWN, SUFFOLK...
Les races d'herbage, situées dans les grandes zones d'élevage placées sous l'influence océanique : CHAROLLAIS, BLEU DU MAINE, ROUGE DE L'OUEST, VENDÉEN, CHARMOISE, TEXEL, AVRANCHIN, COTENTIN, ...
Les races rustiques, exploitées dans les zones difficiles de moyenne et haute montagnes : BLANC DU MASSIF CENTRAL, PREALPE DU SUD, LIMOUSINE, LACAUNE VIANDE...
Les races MERINOS, sélectionnées à l'origine pour leur laine, mais orientées aujourd'hui vers la production de viande.
Les races prolifiques, développées principalement en vue d'accroître la productivité numérique du cheptel français : ROMANOV.
Les races laitières, élevées pour la production de lait et de fromages : LACAUNE, MANECH, BASCO-BEARNAISE...
Les éleveurs d'ovins français possédant plus de 10 brebis, sont au nombre de 55 000. Leur cheptel total représente plus de 7 millions de brebis mères.
Dans le monde, on ne compte pas moins de 300 races différentes. Cependant, les métissages et croisements ne sont pas si nombreux. En effet, face à la demande actuelle, certaines races sont privilégiées. Les qualités technologiques de la viande de porc dépendent entre autres du choix des races et des croisements des animaux reproducteurs qui sont effectués avec le plus grand soin, par des spécialistes de génétique animale. Actuellement, la truie “Large White” et le verrat “Landrace Français” forment le couple qui donne les meilleurs produits et une viande d’excellente qualité. Il existe trois caractéristiques principales de différenciation et de classification des races :
- la position des oreilles (droites, inclinées ou tombantes) ;
- la couleur de peau (rose, noire ou tachetée) ;
- la morphologie.
Les trois races dominantes :
On assiste aujourd’hui à une forte homogénéisation de l’espèce porcine puisque seulement trois grandes races la dominent :
Le Large White
D’origine anglaise, le “Large White” est un porc blanc à oreilles droites. Il doit sa réputation à sa faculté d’adaptation, à ses bonnes performances de reproduction et à la qualité de sa viande. Le “Large White” est le partenaire le plus fréquent du “Landrace Français” et du
“Piétrain”.
Le Landrace français
Porc blanc à oreilles tombantes, le “Landrace Français” a un corps long et fuselé. Douces et bonnes laitières, les truies sont réputées pour leurs qualités maternelles.
Le Piétrain
Porc blanc tacheté de noir à oreilles droites, élevé en Belgique et dans le Nord de la France, le “Piétrain” est doté d’une musculature exceptionnelle et d’un excellent rendement de carcasse. Sa croissance est relativement lente en raison de son appétit restreint.
Il n’existe que très peu de races pures : la plupart des animaux sont le résultat de croisements entre ces trois races. Selon leur race, les porcs ne sont pas élevés pour les mêmes raisons. Ainsi, les “Large White” et “Landrace français” ont une croissance rapide et une forte prolificité, alors que le “Piétrain” produit quant à lui plus de viande. Néanmoins, grâce à certains éleveurs, des anciennes races locales subsistent encore, principalement à l’Ouest et dans le Sud de la France, comme le Noir gascon, le Cul noir du Limousin, le Pie noir du Pays Basque, le Blanc de l’Ouest, le Bayeux et, bien entendu, le célèbre Cochon corse.