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Culture

L'homme et l'animal à travers les âges


Depuis un siècle, l'homme s'accoutume à l'idée qu'il a évolué. On dit alors que "l'homme descend du singe". Mais comme ce voisinage naturel avec les singes ne nous convient qu'à demi, on invente de belles histoires de l'évolution, du singe végétarien à l'homme chasseur, en passant par Lucy l'australopithèque.

En 1976, cette vision linéaire de l'hominisation est battue en brèche par le paléoanthropologue Richard Leakey qui démontre que plusieurs espèces de nos cousins et ancêtres récents, les paranthropes et les premiers hommes, cohabitaient dans les savanes arborées du lac Turkana au Kenya, il y a deux millions d'années.

Et la viande, dans cette affaire ? Qui en mange, et quel est le régime de ces hominidés contemporains ? Les paranthropes restent très végétariens, mais cela ne les empêche pas de se nourrir aussi de petites proies comme les antilopes.

Quant aux hommes, ils consomment encore beaucoup de nourritures végétales, mais s'intéressent de plus en plus à la viande, d'abord simples charognards puis véritables chasseurs. La viande prend une part plus importante du régime alimentaire et, à terme, participe à la survie de notre lignée.

Car vers 1 million d'années, tous les hominidés encore très végétariens disparaissent, mais pas les Homo erectus, plus carnivores. Puis arrive l'Homo sapiens, notre ancêtre le plus proche. Il invente la cuisson et domestique les animaux - les moutons dès 9.500 avant J.C. puis les bovins vers 8.000 avant J.C. - augurant ainsi d'une ère nouvelle dans les relations homme-animal.

>Le domesticateur<>Le domesticateur<>Les grandes chasses<>Qui innove<>Lucy et son régime<
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Le cheval à travers les siècles


Utilisation première du cheval

A l’époque préhistorique, le cheval, (ou plutôt son ancêtre) constituait un gibier que l’homme des cavernes chassait pour se vêtir et se nourrir : sa chair était consommée de manière tout à fait courante.

En effet, de nombreuses représentations de scènes de chasse ont été trouvées dans des grottes européennes (Lascaux, Labastide, ou Altamira…). Par la suite, l’homme domestique petit à petit le cheval et l’élève comme bétail. Ce n’est qu’ultérieurement qu’il s’aperçoit que le cheval peut lui rendre d’autres services. L’animal évolue ainsi du rôle exclusif de nourriture à celui d’aide efficace pour les déplacements.

Avec l’évolution de l'homme, l’approvisionnement en viande provient de plus en plus de l’élevage d’animaux domestiques que de la chasse, et le cheval y tient sa place à côté du bœuf, du mouton, ou encore du porc…

Des écrits anciens ont été retrouvés, dans lesquels il était notifié que la viande de cheval était utilisée comme nourriture et comme médecine contre la tuberculose et l’anémie.
L’hippophagie existait déjà du temps des Perses, des Grecs, et des Romains, mais aussi dans nombre de contrées asiatiques.

Les évolutions historiques jusqu’à nos jours…

Depuis le début de l’ère chrétienne, la consommation de viande de cheval a diminué au profit des autres viandes d’élevage. Depuis le début de l’ère chrétienne, la consommation de viande de cheval a diminué au profit des autres viandes d’élevage.

Durant plus de 10 siècles, des interdits religieux ont fait de la consommation de viande de cheval un acte répréhensible. En effet, lors de cérémonies païennes, au cours desquelles la viande de cheval était consommée, des sacrifices humains y étaient perpétrés.

Ce n’est que dans le courant du 19ème siècle, dans un contexte de famine et de pauvreté, que des personnalités comme Parmentier ont appuyé le retour à la consommation de cette viande.

De plus, à cette époque, Isidore Geoffroy St Hilaire, professeur de zoologie au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, a multiplié conférences et brochures pour démontrer que la viande de cheval était saine, agréable et devait servir à l’alimentation publique.

Grâce à la poursuite de ses travaux par de nombreux disciples, la première boucherie hippophagique a ouvert ses portes en 1866, à Paris.