L'identification des porcins
L’identification du porc est une obligation en France depuis 1980. Elle vient d’être modifiée par l’arrêté du 24 novembre 2005 relatif à l’identification du
cheptel porcin, paru au Journal Officiel du 29 novembre 2005.
Les porcins doivent être identifiés avant toute sortie d’un site d’élevage.
Dans la pratique :
- pour un “naisseur”,les porcelets doivent être identifiés avant le départ par boucles jaunes avec numéro inscrit en noir ou par tatouage à l’encre foncée à
l’oreille ;
- pour un “engraisseur” ou un “naisseur/engraisseur”, les porcs charcutiers et les réformes doivent être identifiés par tatouage à l’arrière de l’épaule. La recommandation est de réaliser le tatouage au plus tard 3 semaines avant le départ pour l’abattoir ;
- concernant les reproducteurs, ils sont identifiés par un numéro individuel unique sur le territoire, avant le départ du site de naissance, par tatouage à l’oreille. S’il s’agit de reproducteurs en autorenouvellement, l’identification individuelle n’est pas obligatoire.
Enfin, il est important de noter que pour les éleveurs ayant plusieurs sites d’élevage, les porcins doivent être identifiés avant toute sortie du site, y
compris au sein de la même exploitation.
À chaque entrée ou sortie de porcins sur ses sites d’élevage, l’éleveur doit compléter et signer les documents d’accompagnement. Il doit les conserver dans son registre d’élevage pendant 5 ans. La nouvelle réglementation impose des informations obligatoires dans les documents d’accompagnement, dont le nom du transporteur, son numéro d’agrément, le numéro d’immatriculation du camion ou de la remorque, la signature du chauffeur, l’identification du lieu de chargement ou de déchargement, le nombre d’animaux, les types d’animaux (porcelets, porcs charcutiers, réformes, reproducteurs), la signature de l’éleveur…
Conformément à l’arrêté du 5 juin 2000, les éleveurs doivent disposer d’un registre d’élevage comprenant plusieurs parties : caractéristiques de l’exploitation, informations concernant l’encadrement zootechnique, sanitaire et vétérinaire de l’exploitation pour chaque espèce animale, mouvements des animaux, entretien et soins apportés aux animaux, alimentation des animaux.
Pour constituer la partie mouvement du registre d’élevage, l’éleveur doit conserver dans l’ordre les documents d’accompagnement des mouvements, les certificats d’import et d’export et les bons d’enlèvement des cadavres. Il doit les conserver pendant 5 ans.







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