ZOOM
Elevage des porcs
L'objectif des élevages de porcs est de produire de viande et des produits de charcuterie.
En effet, la viande porcine est une viande généralement issue d'animaux âgés en moyenne de 6 à 7 mois, appelés porcs charcutiers.
Les porcs sont principalement élevés dans l'Ouest de la France où plus de 70 % de la production est concentrée.
A LA UNE
Epidémie grippe A (H1N1) - 4 mai 2009
1- Grippe A (H1N1) : quelles sont les particularités du virus H1N1 qui est à l’origine de l’épidémie de grippe humaine actuelle ?
Il s’agit d’un virus de grippe de type H1N1, mais qui diffère de part sa séquence génétique des virus typiquement « porcins » actuellement connus. Dans le cas du Mexique, c'est la combinaison entre les gènes du virus H1N1 porcin et ceux de virus des grippes aviaire et humaine qui a donné naissance à une nouvelle souche virulente transmissible entre humains, ce qui préoccupe l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
La dénomination choisie par l’OMS est grippe A (H1N1).
La contamination de l’homme se fait par voie aérienne. Aujourd’hui, compte tenu des cas recensés, il est clair que le virus se propage dans la population directement d’homme à homme.
C’est pourquoi le terme de « grippe porcine » n’est pas adapté pour parler de ce nouveau virus de grippe.
2- L’homme peut-il être contaminé par le virus de la grippe A (H1N1) lors de la consommation de viande porcine ?
Quel que soit le type de virus de grippe présent chez le porc, la consommation de viande porcine ne peut pas être à l’origine de la transmission de la maladie à l’homme. De plus, rappelons que ce type de virus est sensible à la chaleur et donc détruit par la cuisson.
3- Chez le porc, qu’est-ce que la grippe porcine ?
La grippe porcine est une affection virale qui peut atteindre les porcs. Plusieurs souches peuvent être mises en cause, le plus souvent H1N1 ou H3N2.
Chez les porcs, elle peut être fortement contagieuse, et peut toucher la quasi-totalité du cheptel dans les élevages atteints. Elle est rarement mortelle pour le porc.
Contrairement à d’autres maladies, l’incubation de la grippe porcine est très courte, de l’ordre de 24 à 48 heures. Les principaux signes cliniques sont la toux, les éternuements, la fièvre, une respiration difficile et une diminution de l’appétit. Ces signes sont très rapidement décelés par les éleveurs et entrainent de leur part une réaction immédiate, notamment l’isolement des animaux malades. Il faut noter que, malgré une période d’incubation très courte, aucune enzootie n’a été détectée à ce jour en Europe.
Il existe par ailleurs pour l’espèce porcine un vaccin contre la grippe classique.
4- Y a-t-il aujourd’hui, en France, des porcs infectés par ce virus grippal H1N1 ?
Les porcs élevés en France ne présentent pas actuellement d'épisode de grippe du à ce nouveau virus A (H1N1).
5- Comment les porcs sont-ils protégés dans les élevages français ? Quelles sont les mesures de prévention mises en place pour éviter la propagation d’une épizootie de grippe porcine ?
En France et en Europe, les éleveurs assurent quotidiennement une surveillance des animaux. De plus, le vétérinaire de l’élevage passe régulièrement pour inspecter les animaux. Il peut également être sollicité par l’éleveur concernant les mesures de prévention de la contamination homme-animal ou si un incident sanitaire est détecté.
Les services vétérinaires contrôlent également la qualité sanitaire des porcs et l’absence de contamination dans les élevages.
6- Quelles sont les mesures de protection en France ?
Les principales mesures de protection concernent le contrôle de la circulation et la surveillance de l’état sanitaire des personnes.
Pour ce qui est de la protection de la santé des animaux, rappelons comme l’indique le Ministère de l'Agriculture, que l’Europe, et en particulier la France n'importent pas de porcs vivants, ni de viande porcine en provenance du Mexique.
Par précaution, un certain nombre de pays ont suspendu leurs importations de viande porcine en provenance du Mexique, considérant que cette mesure était de nature à protéger leurs élevages porcins contre toute contamination par ce nouveau virus. La suspension des échanges en cas de suspicion de maladie animale contagieuse peut être une mesure de prévention de la propagation de cette maladie chez les animaux même quand cette maladie n’est pas transmissible à l’homme par voie alimentaire. Mais l’organisation mondiale de la santé animale (OIE) rappelle que quand les mesures de surveillance sont bien appliquées dans les pays concernés il n’y a pas de raison d’appliquer des mesures de restrictions commerciales.
POUR PLUS D'INFORMATIONS :
Infogrippe : 0 825 302 302
Ministère des Affaires étrangères : 01 45 50 34 60
Situation des cas humains :
Institut national de veille sanitaire