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L'Antiquité

Hathor


Appelée la «Flamboyante», sous sa forme de lionne, ou la «Vache d’Or», aimée d’Horus, Hathor est une des divinités les plus mystérieuses et les plus adorées d’Égypte. Elle est la déesse de trois cent soixante localités. «La Demeure d’Horus» est peut-être son premier surnom, en tant que déesse primitive mettant au monde le dieu Horus lui-même.

Déesse préférée des Grecs qui l’assimilent à leur Aphrodite, elle porte en elle le double langage de l’amour, tout à tour créateur, enjôleur ou destructeur. Pour elle, les Égyptiens célèbrent la fête solennelle de l’ivresse qui dure cinq jours. Mais elle est avant tout la déesse créatrice, la mère enceinte, allaitante, la grande initiatrice de la vie qui fait pousser les récoltes et renaître le soleil au matin. A partir du Nouvel Empire, les Égyptiennes en font la déesse de la naissance car c’est elle qui fixe le destin des bébés.

Le Bélier Khnoum


Khnoum est un dieu égyptien représenté avec un corps d’homme surmonté d’une tête de bélier avec une double paire de cornes.

Dans la mythologie égyptienne, il est considéré comme le dieu qui donna la vie à l’être humain en le façonnant sur un tour de potier. Il aurait transmis aux femmes ce mouvement du tour.

Éléphantine, une île en face d’Assouan et proche du gouffre où le Nil prenait sa source, était consacrée à Khnoum, dieu de la cataracte et gardien des sources du célèbre fleuve.

Plus tard, il deviendra le dieu-soleil sous la forme de Khnoum-Ré.

Mars


Mars (Arès pour les Grecs) est le fils de Jupiter et de Junon. Il est l’esprit agressif et cruel de la guerre. Il ne renonce aux armes que lorsqu’il est amoureux mais cela ne lui réussit pas toujours. Mars séduit Vénus, mais Vulcain, le mari, ne tarde pas à surprendre les amants dans leurs ébats. Il les enferme dans un grand filet et les promène ainsi sous les rires et les quolibets des Olympiens. Pour les Romains, Mars est un dieu invincible et redoutable qui fait trembler tout le monde quand il paraît dans son armure étincelante. Il est le père des héros fondateurs de Rome, Rémus et Romulus. Il donne son nom à un mois de l’année.


Mais c’est aussi un dieu à double face. Il est le dieu de la colère et de la destruction au printemps, période favorable à la reprise des guerres. L’été, il est le dieu de l’agriculture qui protège les récoltes et les troupeaux. De nombreux sacrifices lui sont offerts pour stimuler le courage des soldats, appeler sur eux sa protection ou le remercier de les avoir aidés à remporter la victoire.

Mithra


Mithra est un dieu perse dont le culte s’est développé en Grèce, puis au IIème siècle Ap.JC, en Italie. Le Christianisme, avec Constantin, aura la peau de ce culte, au IV ème siècle.

Mithra est un dieu solaire et sauveur, le maître des troupeaux. Religion de la lumière, proposant à ses initiés l’assurance du salut dans l’au-delà, le Mithracisme comportait un rituel à mystères avec sept degrés d’initiation. Le sang du sacrifice servait au baptême des nouveaux adeptes et les guerriers qui avaient le privilège d’absorber quelques gouttes de semence, étaient assurés de vigueur et de fécondité. Ce culte était très pratiqué chez les soldats qui offraient un taureau en sacrifice.

Mithra est très souvent représenté avec son bonnet, en train d’immoler un taureau, « le Taureau Primordial ». La fête de Mithra, serait dit-on à l’origine de la fête de Noël.

Cyrus


Selon la légende, Astyage, roi des Mèdes et grand père de Cyrus, vit une vigne sortir de son sein et s’étendre sur toute l’Asie. Puis une voix lui annonça que son petit fils le détrônerait et le tuerait. Sa fille était enceinte et il demanda à un de ses amis d’exécuter le bébé dès son premier souffle. Mais l’ami ne pouvant s’y résoudre, confia le nouveau né à un berger qui l’éleva et prit soin de lui. Adulte, Cyrus prit la tête de tribus perses et fit la guerre à son grand père, accomplissant ainsi la prophétie. Cyrus étendra sa domination sur la Babylonie, la Mésopotamie et jusqu’en Égypte.

Fait prisonnier par la reine Tomyris, elle lui fit trancher la tête qu’elle plongea dans un seau rempli de sang humain en disant : « Abreuve-toi de ce sang dont tu fus si avide ».

On préférera conserver l’image d’un Cyrus enfant, baignant dans le bonheur de la campagne et bercé par l’amour de son père adoptif.

Caïus Furius Cressinus


Caïus Furius Cressinus est certainement un personnage important compte tenu de la hauteur d’où il jette son regard sur la foule. Il est peut-être proconsul en Gaule et nos ancêtres sont en train de lui faire une démonstration du fonctionnement d’un nouveau modèle de charrue tirée par deux bœufs. Mais l’homme, à droite sur le tableau, lance son bras d’une manière très énergique, voire agressive, comme s’il indiquait que la charrue doit passer là et, de ce fait délimite un territoire. On remarque un chien, bien assis sur son derrière ; il a l’air tranquille mais peut-être n’aperçoit-il pas la femme au sein nu, légèrement en retrait, qui se prépare à frapper le proconsul d’un coup de pelle, s’il lui prenait l’envie de franchir la limite tracée par la charrue.

En fait selon Pline l’ancien (Histoire Naturelle, livre 18 – chapitre 6), l’Édile a cité à comparaître l’affranchi Cressinus, accusé de magie en raison de la miraculeuse récolte qu’il a faite dans un petit champ. Le pauvre homme, pour se disculper, aurait crié à la foule en montrant sa charrue : ( O Romains, voici mes sortilèges ».

Cincinnatus


Cincinnatus est un héros de la Rome antique. De famille patricienne, il sera nommé deux fois dictateur vers 500 Av. JC, à chaque fois dans des circonstances difficiles. C’est un homme du terroir. Il mène une vie de paysan. Il laboure ses terres en poussant lui même la charrue. C’est dans son champ, alors qu’il est en train de retourner la terre, que les licteurs viennent le chercher, à deux reprises, pour lui confier les fonctions de dictateur.

Cincinnatus, symbole des valeurs romaines des origines, est d’abord un paysan, mais aussi un soldat valeureux et un brillant homme d’état quand les circonstances l’exigent. Ses qualités résident dans la simplicité, la disponibilité, le sens du devoir et le désintéressement, en un mot, les valeurs qu’on serait en droit d’attendre d’un homme d’état.