|
Et quelques figures...

Jeanne d’Arc

Née à Domrémy le 6 janvier 1412, elle n’est pas une bergère gardant ses moutons mais une fille de bonne famille. À treize ans, elle entend la voix de Saint Michel qui lui demande de voler au secours du Dauphin, la France étant menacée par l’invasion anglaise. Elle part pour Chinon le 23 février 1429 et, après avoir battu les Anglais à Orléans, elle organise le sacre de Charles VII à Reims, le 17 juillet 1429. Couronné, Charles ne soutient plus le combat de Jeanne d’Arc. Paris ne sera pas libéré. Le 24 mai 1430, Jeanne est faite prisonnière à Compiègne par le Duc de Bourgogne qui la livre aux Anglais.
Emprisonnée, jugée à Rouen par l’évêque Cauchon, elle est brûlée pour sorcellerie et hérésie, le 30 mai 1431.
Elle sera canonisée cinq cents ans plus tard. Jeanne d’Arc recevra le titre d’Héroïne Nationale en 1870. Mi-fille mi-garçon, amie du Maréchal Gilles de Rais, combattante inspirée, elle eut mérité de finir autrement que dans les mains rapaces d’ecclésiastiques cyniques et sans scrupule.
Pasteur

Pasteur est notre héros moderne. Outre qu’il balaie la théorie de la génération spontanée et qu’il invente la méthode de la Pasteurisation, il découvre le Bacille Charbonneux. Il met au point la vaccination contre cette maladie qui s’attaque au mouton et au porc. Son vaccin le plus célèbre reste celui contre la Rage mais on a oublié celui contre le Vibrion du choléra des poules. Pour mémoire, le Vaccin est le virus de la Vaccine qui est la Variole des vaches et, qui, inoculé à l’homme, le protège de la maladie de la Variole.
L’institut Pasteur est créé à Paris en 1888. S’il revenait dans cette grande maison, Pasteur, qui fut nommé « Bienfaiteur de l’Humanité », aurait certainement envie de secouer quelques « vieux flacons ».
Le poète

« Un poète est un monde enfermé dans un homme.»
(Victor Hugo)
« Les poètes maudits. »
(Paul Verlaine)
« La femme sera poète, elle aussi. »
(Arthur Rimbaud)
« L’art ne fait que des vers, seul le cœur est poète. »
(André Chenier)
Le poète s’adresse à tous mais, en particulier, comme le dit Madame de Staël, « A tous les êtres capables d’affections vives et profondes ». C’est pour cela que le poète portant la barbe blanche de la sagesse et la toge antique de l’expérience, ne dédaigne pas d’instruire les paysans.
La Jeune Fille et l’Agneau

De nombreuses duchesses et baronnes ont accepté ou souhaité que de grands peintres réalisent leur portrait en bergère, gardienne des agneaux.
Si les raisons de leur choix ne nous sont pas connues, on peut cependant imaginer qu’il s’agit d’une représentation symbolique de la famille unie et nombreuse et d’une vie saine et campagnarde.
Cette jeune fille tient son agneau comme un bébé. Si elle découvre son sein, c’est probablement moins pour faire plaisir au peintre que pour indiquer qu’elle est la mère nourricière, la déesse qui allaite.
Il faut voir là une œuvre purement allégorique, un genre très à la mode au XVIII ème siècle.

Remerciements et crédits photos
Mythes Eternels : Remerciements et crédits photos
Le destin de l’Homme est lié au Mouton, à l’Agneau, au Taureau et au Bœuf, au moins depuis Abel et Caïn. L’Auroch, l’ancêtre du Taureau, est probablement apparu en Inde, il y a trois millions d’années. Mais le Taureau fut domestiqué bien après le Mouton.
Le Mouton, symbole de l’innocence et de la douceur, emblème de pureté dans de nombreux cultes et religions, fait le bonheur de l’Homme. Sa chair et son lait le nourrissent, sa laine le protège du froid et sa peau, traitée en parchemin, sera longtemps, le support de l’écriture.
Le Taureau est le symbole de la force, de la richesse et de la fécondité. Adulé de l’Antiquité, il sera méprisé par le christianisme qui lui préférera jusqu’à la Renaissance, l’animal castré, le Bœuf, avec le retour de la mythologie dans l’art. Le Bœuf laboure, bat le grain, tire les charges et les chars des Rois fainéants, charrie le bois et les pierres des chantiers des cathédrales. Mais on ne mange pas l’animal. Il apparaît sur la table de Louis XIV et plus couramment au XIX ème siècle.
La proximité et la complicité de l’Homme, des bovins et des ovins expliquent la multitude de mythes et de légendes auxquels ils sont associés. Nous en avons choisi quelques-uns mais d’autres, tel « Jason et les Bœufs d’Héphaïstos », « Moïse et le Veau d’or », et « Sainte Lucie, condamnée à se prostituer et qu’un troupeau de Bœufs ne parvient à traîner jusqu’au lupanar », ne sont pas oubliés pour autant.
| |