
L’Influenza aviaire, encore appelée grippe aviaire, est une infection des oiseaux par un virus.
Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques.
Chez les oiseaux, elle peut être fortement contagieuse, surtout chez les poulets et les dindes, et peut entraîner une mortalité élevée dans les élevages atteints.
Contrairement à d’autres maladies, l’incubation de l'Influenza aviaire est très courte, de l’ordre de 2 à 3 jours. Le taux de mortalité dans les élevages de volailles infectés atteint 90 à 100% des oiseaux en 48 heures. Les principaux signes cliniques sont une atteinte de l’état général de l’oiseau, associés à des symptômes respiratoires et digestifs.
La grippe aviaire peut toucher rapidement et brutalement un grand nombre d'oiseaux dans une région donnée. Dans le domaine animal, on parle alors d’une épizootie (équivalent du terme épidémie employé pour l’Homme).
Pour en savoir plus sur la maladie animale
Il existe différents types de virus grippaux, encore appelés virus Influenza. Le virus responsable de l’épizootie dans les pays actuellement touchés est le virus H5N1. Il est hautement pathogène : après une incubation très courte, la maladie se traduit par une atteinte importante de l’état général des oiseaux des espèces les plus sensibles. Des symptômes respiratoires, digestifs et nerveux sont diversement associés avec une évolution rapide vers la mort. La mortalité peut atteindre 90 à 100% des oiseaux de l’élevage infecté en 48 heures.
Les lésions les plus significatives sont alors celles d’une septicémie hémorragique.
Dans les formes cliniques graves, tous les tissus, excrétions (fientes, sécrétions respiratoires) et œufs des oiseaux malades sont virulents. Le virus est capable de résister quelques jours à quelques semaines dans les fientes.
La transmission entre oiseaux est essentiellement directe par contact, mais elle peut être aussi parfois indirecte, par l’intermédiaire d’aliments pour oiseaux qui auraient pu être accidentellement contaminés par des fientes d’oiseaux sauvages porteurs du virus, ou encore divers matériels contaminés (véhicules de transport, cages, cartons …). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus.
La voie d’entrée du virus dans l’organisme de l’oiseau est la voie respiratoire, mais la voie digestive est également possible car le système digestif des oiseaux, contrairement à celui de l’homme, ne permet pas la destruction de ce virus.
Les canards domestiques, chez qui l’infection est le plus souvent asymptomatique, pourraient jouer un rôle important dans la dissémination du virus en servant de réservoir « silencieux ».