
Les virus de la grippe aviaire ne peuvent qu’exceptionnellement être transmis à l’homme. Cependant, depuis 2004, au cours de l’épizootie actuelle à virus H5N1, des cas isolés de transmission à l’homme ont été observés au Cambodge, en Chine, en Indonésie, en Irak, en Thaïlande, en Turquie et au Vietnam. La transmission à l’homme se fait alors essentiellement lors de contacts fréquents et intensifs avec des secrétions respiratoires et des déjections d’animaux infectés.
Ces cas sont associés à une introduction massive, par voie aérienne, du virus animal dans l’organisme humain.
Dans ces pays d’Asie, aucune personne n’a été infectée sans avoir été en contact étroit avec des oiseaux malades. La consommation de viandes de volaille seule, sans un contact avec des oiseaux malades, n’a jamais été associée à une contamination de l’homme. De plus, les caractéristiques du virus H5N1 ne permettraient pas une contamination de l’Homme en mangeant car la cuisson des viandes de volaille à 70°C pendant quelques minutes (soit une viande bien cuite) détruit le virus.
Pour en savoir plus sur la possible contamination de l'homme par le virus de la grippe aviaire H5N1 d'Asie
Au 13 février 2006, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), depuis la déclaration du début de l’épizootie de grippe aviaire en Asie du sud-est en janvier 2004, 169 cas humains de grippe due au virus H5N1 ont été déclarés, dont 91 mortels (Cambodge, Chine, Indonésie, Irak, Thaïlande, Turquie et Vietnam).
Les oiseaux malades excrètent le virus dans les fientes et les sécrétions respiratoires. L’inhalation de particules de poussière contaminées et une hygiène insuffisante des mains constituent certainement les principales voies de transmission du virus entre la volaille et l’être humain. Pour contracter le virus de la grippe aviaire, l’être humain doit donc se tenir à proximité ou manipuler des oiseaux malades ou en incubation. A ce jour, dans tous les cas humains avérés d’une infection par le virus de la grippe aviaire, les personnes malades avaient été en contact direct avec les volailles infectées.
Aucun cas de transmission entre humains du virus H5N1 d'Asie n’a été clairement mis en évidence. Bien qu’il puisse exceptionnellement être transmis de l’oiseau malade à l’homme, ce virus est mal adapté à l’être humain.
La transmission d’un virus aviaire à l’homme a déjà été observée en Chine en 1997 avec un virus grippal H5N1 au cours de l’épisode de la « grippe du poulet à HongKong » et aux Pays-bas en 2003 avec un virus grippal H7N7.
Il faut rappeler que le vaccin contre la grippe humaine saisonnière qui est élaboré chaque année ne protège pas contre le virus de la grippe aviaire.
Les voyages à destination des pays touchés par l’épizootie actuelle de grippe aviaire à virus H5N1 ne sont pas déconseillés, mais le Conseil supérieur d’hygiène publique de France recommande au cours de tels voyages :
- d’éviter tout contact avec les volailles ou les animaux d’autres espèces pouvant être contaminées par ce virus et d’éviter la manipulation de cadavre d’oiseaux morts trouvés dans la nature ;
- de consommer des viandes de volailles et des œufs bien cuits, le virus de la grippe aviaire étant sensible à la chaleur ;
- d’avoir une hygiène rigoureuse des mains.
Ces recommandations de bon sens restent valables même en dehors d’une épizootie de grippe aviaire.
Le tableau clinique des cas de grippe aviaire due au virus H5N1, observés chez l’Homme depuis janvier 2004 en Asie, est marqué par une infection respiratoire aiguë sévère, d’évolution souvent fatale. Le diagnostic biologique est réservé à des laboratoires très spécialisés.
Des traitements antiviraux peuvent, dans certaines situations, présenter une relative efficacité. Les autorités sanitaires préparent un plan d’utilisation de ces médicaments. Les antibiotiques, inactifs sur les virus, ne sont utilisés qu’en cas de surinfection bactérienne.