L’élevage herbager des bovins, ovins et équins : un rôle prépondérant dans le développement durable des territoires
Les élevages herbagers, centrés sur les prairies, contribuent au développement durable des territoires sur les trois aspects étroitement imbriqués que sont l’environnement, l’économie et le social :
- Environnement : les prairies protègent les sols contre l’érosion, limitent les inondations, incendies et avalanches. Elles permettent de réduire l’utilisation d’énergie dans les exploitations, de participer à la lutte contre le réchauffement climatique en stockant du carbone et de maîtriser la qualité des eaux. Ce sont aussi des espaces très riches en biodiversité animale et végétale.
- Economie : les prairies permettent une production alimentaire (viande, lait) mais aussi de cuir et de laine dans des zones difficilement cultivables. Cette production contribue notamment à répondre à la demande des consommateurs français en produits carnés et laitiers de qualité et crée de l’emploi dans les zones rurales.
- Social : Les prairies et les activités d’élevage associées contribuent au maintien de la vie sociale dans le milieu rural en de l’emploi dans des territoires faiblement peuplés, en participant de façon importante à la qualité et la diversité des paysages et donc à l’attrait touristique des campagnes françaises.
La France peut affirmer avec fierté avoir l'une des productions ovines les plus diversifiées en termes de régions et de types de production, avec plus de 30 races répertoriées. Les moutons sont élevés partout en France, soit en grands troupeaux de plusieurs centaines de brebis, soit en complément d'autres productions. Cette présence des ovins est très souvent justifiée par la nécessité d'utiliser les parcelles et les ressources fourragères les plus pauvres ou seulement valorisables en prairies. Ainsi 80% de la production ovine est réalisée dans des zones sèches, défavorisées ou encore de montagne et de haute montagne.
Les races ovines peuvent être classées en six types différents :
Les races précoces, sélectionnées pour leur potentiel de croissance élevé, et leur grande aptitude de reproduction : ILE DE FRANCE, BERRICHON DU CHER, SOUTH DOWN, SUFFOLK...
Les races d'herbage, situées dans les grandes zones d'élevage placées sous l'influence océanique : CHAROLLAIS, BLEU DU MAINE, ROUGE DE L'OUEST, VENDÉEN, CHARMOISE, TEXEL, AVRANCHIN, COTENTIN, ...
Les races rustiques, exploitées dans les zones difficiles de moyenne et haute montagnes : BLANC DU MASSIF CENTRAL, PREALPE DU SUD, LIMOUSINE, LACAUNE VIANDE...
Les races MERINOS, sélectionnées à l'origine pour leur laine, mais orientées aujourd'hui vers la production de viande.
Les races prolifiques, développées principalement en vue d'accroître la productivité numérique du cheptel français : ROMANOV.
Les races laitières, élevées pour la production de lait et de fromages : LACAUNE, MANECH, BASCO-BEARNAISE...
Les éleveurs d'ovins français possédant plus de 10 brebis, sont au nombre de 55 000. Leur cheptel total représente plus de 7 millions de brebis mères.
L’alimentation des agneaux dans les systèmes de production français
Les systèmes de production d’agneaux sont, en France, d’une très grande diversité. Cela est dû au rythme de reproduction rapide de cette espèce, à l’aptitude de certaines races au désaisonnement et à un temps court et modulable nécessaire à l’engraissement final des agneaux.
De plus, l’agneau valorise aussi bien, après sevrage, une alimentation concentrée riche en céréales qu’une alimentation exclusivement à base d’herbe. Mis à part les agneaux issus de troupeau laitier, du Bassin de Roquefort, tous les agneaux produits en France sont engraissés dans l’exploitation où ils sont nés. Ils sont élevés pendant au moins leurs 4 à 5 premières semaines avec leur mère et reçoivent à ce moment une alimentation exclusivement lactée.
Ensuite ils sont nourris avec des fourrages verts ou des fourrages conservés : foin, paille, maïs-ensilage. Leur aliment de complément est, dans la plupart des cas, constitué de céréales, avec de la graine de soja déshuilée appelée tourteau de soja, aliment très riche en protéines. Ils reçoivent également une complémentation minérale et vitaminique.
Concernant l'alimentation des agneaux, on peut distinguer quelques situations typiques, sachant qu'au sein d'une même région ou d'une même exploitation, plusieurs cas de figures sont possibles et que les variations climatiques jouant sur la disponibilité en herbe et en fourrage, peuvent faire varier l'alimentation d'une année sur l'autre.
On peut identifier cependant deux principaux régimes alimentaires : celui des agneaux d'herbe et celui des agneaux de bergerie.
L’alimentation des agneaux d’herbe
Ces agneaux sont essentiellement produits dans les zones herbagères du Nord et de l’Ouest du Massif Central.
Ils naissent à la fin de l’hiver et tètent leur mère pendant environ trois mois ou plus.
Leurs premiers jours se passent en bergerie, le reste de leur existence au pâturage. La plupart sont nourris à l’herbe exclusivement, parfois avec un peu de complémentation en céréales (quelques kilos).
Ils sont abattus entre 35 et 40 kg (les mâles étant en général abattus plus lourds) vers 4 à 5 mois d’âge ; cette durée d’engraissement peut s’allonger.
Certains (moins de 20 % d’entre eux) sont aussi élevés en bergerie. Certaines techniques visent également à engraisser en bergerie les agneaux ayant les plus faibles poids au sevrage. Ces agneaux sont alors alimentés comme des agneaux de bergeries classiques, avec des céréales et du soja.
Dans les zones sèches du sud-est ou du sud-ouest du Massif Central, la finition des agneaux en bergerie peut être systématique après trois mois d’allaitement maternel à l’herbe, du fait de l’insuffisance des disponibilités fourragères estivales dans ces régions.
Les régimes de finition de ces agneaux sont les mêmes que pour les agneaux de bergerie.
Les agneaux d’herbe représentent environ 40 % des agneaux français.
L'alimentation des agneaux de bergerie
Ce mode d'élevage est très vaste car il se retrouve dans des situations très diverses. Les plus classiques sont :
- une production ovine complémentaire de culture dont l'objectif est de valoriser les céréales de l'exploitation. Ce type de situation se retrouve dans de très nombreuses régions : zones de culture du Nord, du Centre, zone de polyculture-élevage de l'Ouest, du Centre-Ouest..
- en production herbagère dite à contre-saison où une partie du troupeau met bas en début d'hiver pour profiter des prix de vente plus élevés de fin d'hiver,
- dans tous les systèmes où les disponibilités fourragères ne permettent pas une alimentation exclusivement à l'herbe.
Tous les agneaux commencent par téter leur mère et passent le plus souvent entre 2 et 3 mois sous leur mère en bergerie. Déjà sous la mère, ils se sont habitués à consommer de l'aliment solide, en général un mélange céréales-soja (1 kg de soja pour 5 kg de céréales environ). Avant le sevrage, cette consommation peut atteindre 15 kg par agneau. Après le sevrage, ils consomment du foin (10 à 15 kg) et du concentré, là encore le plus souvent un mélange céréales-soja.
Cette consommation jusqu'à l'abattage (à 4 mois environ) est de l'ordre de 55 kg dont 8 kg de soja. Selon les conditions d'élevage cela peut être moins ou beaucoup plus.
Cela dépend aussi du type racial de l'agneau, car il existe des races lourdes et des races légères.
Dans cette situation, certains consomment de l'aliment du commerce distribué en granulé. Ces aliments formulés en usine peuvent être de composition variée, avec en général plus de matières premières que dans le cas d'un mélange fabriqué à la ferme par l'éleveur (céréales-soja). Leur composition de base est cependant céréales et sous-produits de céréales, aliments riches en protéines végétales et minéraux.
L'agnelage est l'acte qui marque la fin de la gestation de la brebis. Il aboutit à l'expulsion du ou des fœtus, au terme de son passage d'une position intra-abdominale (dans la corne de l'utérus, qui se situe dans le ventre de la brebis) à l'extérieur. Ce passage se fait via un tunnel, la "filière pelvienne" : le bassin de la brebis, dont l'intérieur est étroit. Comme pour tous les mammifères, plus le fœtus va être volumineux et plus son expulsion risque d'être longue en raison de l'étroitesse de ce passage du bassin.
La fin de la gestation de la brebis La gestation de la brebis dure au total 5 mois (149 jours), bien qu'il y ait de légères variations selon les races ovines. En particulier, les brebis des races très prolifiques, comme les Romanov, ont des durées de gestation plus brèves que cette moyenne (2 jours de moins).
C'est explicable si on comprend que le fœtus effectue l'essentiel de sa croissance pendant la seconde moitié de la gestation : le poids du futur agneau double au cours du 5ème mois de gestation. Donc, plus il y a de fœtus dans l'utérus et plus les apports nutritifs permettant leur croissance vont être difficiles à fournir par l'organisme de la mère.
À partir de 2 semaines avant la naissance, l'utérus va commencer à effectuer des contractions, légères et peu fréquentes - elles durent environ 5 minutes toutes les heures -, mais qui ne sont pas coordonnées.
Les signes annonciateurs de l'agnelage Dans la nature, comme dans les élevages extensifs (en extérieur), la brebis qui est prête à donner naissance à un agneau s'écarte du troupeau, ou bien elle s'immobilise et le troupeau la laisse en arrière au fur et à mesure qu'il s'éloigne en broutant. Elle cherche à s'isoler dans un endroit où elle peut construire un "nid", de préférence avec des herbes sèches (fourrage). En bergerie, l'éleveur fait attention à fournir de la paille en suffisance et à laisser les futures mères tranquilles.
La température de la brebis chute de 0,5° C dans les 48 heures qui précèdent la mise bas. Dans certains pays, les éleveurs estiment que si la température d'une brebis gestante chute sous 39,2° C, c'est qu'elle va donner naissance dans les 2 jours suivants. Cette méthode est jugée efficace à 80 %. Mais, surtout, la brebis arrête de brouter dans l'heure qui précède l'agnelage.
Les contractions utérines deviennent coordonnées dans les 12 heures qui précèdent la naissance. Mais elles sont encore de faible amplitude. Elles vont devenir plus intenses et rapprochées dans les deux heures qui vont précéder le travail véritable.
Dans un premier temps, la future mère est anxieuse : elle se lève et se recouche à diverses reprises. Puis, quand les premières contractions utérines coordonnées se produisent, elle s'allonge pour de bon. Au fur et à mesure de l'arrivée des contractions, la brebis prend une attitude particulière : tête levée "vers les étoiles", même en bergerie.
Le déroulement de l'agnelage Le travail commence quand le premier agneau engage sa tête dans le "tunnel" qu'est la filière pelvienne. Mais la "poche des eaux" étant plus près de la sortie que l'agneau lui-même, le début du travail va être marqué par l'apparition de cette poche à l'extérieur. À ce moment-là, la brebis se relève et tourne plusieurs fois sur elle-même, afin de faire éclater la poche, qui libère alors des liquides légèrement gluants.
La brebis se recouche alors et commence le travail d'expulsion du ou des agneau(x). Ces fluides ont en effet une odeur attractive pour la brebis : la naissance a lieu là où ces fluides ont été expulsés.
Les agneaux naissent le plus souvent tête et pattes avant en premier, ce qui s'appelle une "présentation antérieure". L'agneau s'engage dans le passage du bassin les pattes avant allongées à plat sur le plancher de ce "tunnel". Sa tête aussi est totalement allongée, posée sur les pattes avant.
Ce passage dans le "tunnel" que constitue le bassin de la mère est délicat en raison :- de sa rigidité car l'entrée du bassin est essentiellement osseuse ;- de sa forme, car la filière pelvienne est coudée : d'abord horizontal, il s'incline vers le bas et en arrière.
Deux types de contractions vont permettre son expulsion :
- les contractions utérines, qui sont involontaires - c'est l'organisme de la brebis qui décide - et douloureuses, commencent dès le début du travail. Elles augmentent en intensité et en durée au fur et à mesure que le fœtus progresse vers l'extérieur.
- les contractions abdominales commencent plus tardivement. Elles viennent par réflexe, à partir du moment où la tête de l'agneau quitte le tunnel du bassin pour arriver dans le vagin. Elles sont très efficaces car elles se produisent au moment où les contractions utérines sont maximales. En plus, lorsque la tête de l'agneau est dans le vagin, son thorax est dans la filière pelvienne. Sa cage thoracique étant la partie la plus encombrante de l'agneau, ces contractions supplémentaires sont bienvenues pour le guider vers l'extérieur.
Quand la tête de l'agneau sort du tunnel (elle se trouve alors dans le vagin), l'expulsion devient donc très rapide. Une fois sa croupe sortie à l'extérieur, ses pattes postérieures, étendues vers l'arrière de l'agneau, sortent sans effort supplémentaire de la part de la brebis.
La durée de la mise bas est très variable, mais en général se déroule en 15 à 20 minutes. Lorsque deux jumeaux naissent, cela dure le plus souvent moins longtemps que lorsqu'un seul agneau, plus volumineux, doit être expulsé. Cependant, l'intervalle entre l'expulsion de chaque jumeau peut aller de quelques minutes à plus d'une heure.
Les premiers soins au nouveau-né À la naissance, un agneau pèse de 3 à 5 kg. Le plus souvent, la brebis donne naissance à un ou deux agneaux, mais certaines races sont connues pour être particulièrement prolifiques. Les Romanov, par exemple, donnent plus souvent des triplés. Mais en élevage, il est exceptionnel d'obtenir des portées plus grandes car les agneaux sont alors très chétifs et leur survie est inconstante.
La plupart des brebis sont debout dans la minute qui suit la naissance de l'agneau. La brebis commence à lécher vigoureusement son petit, immédiatement après son expulsion. Ce faisant, elle avale les enveloppes fœtales qui le drapent encore. Plusieurs fonctions sont attribuées à ce comportement (placentophagie) : un rôle d'hygiène (léchage du nombril), une stimulation du jeune à se lever et une façon pour la mère de "marquer" olfactivement son petit. Enfin, ce "léchage" aurait aussi un rôle social, en établissant et maintenant un lien entre la mère et son agneau.
Cette période est cruciale pour la reconnaissance du nouveau-né par sa mère : s'il lui est retiré dès la naissance, puis rendu 6 heures plus tard, elle le rejettera le plus souvent.
En moyenne, un agneau est capable de se lever sur ses pattes dans les 15 minutes qui suivent sa naissance. Au bout d'une heure ou deux, la brebis lui autorise l'accès à la mamelle.
Lorsqu'il y a deux agneaux, le second est souvent plus chétif que le premier. La brebis s'occupe plus fortement du premier, ce qui laisse plus de temps au second pour s'alimenter sans gêne à la mamelle.
Entre une et trois heures après la naissance du dernier agneau, de nouveaux efforts se produisent : ils permettent d'expulser les enveloppes qui étaient restées dans l'utérus (la délivrance). Elles sont souvent aussi "broutées" par la brebis. Cette expulsion peut se poursuivre pendant plusieurs jours après la naissance, mais la placentophagie s'arrête en quelques heures.
"Tout animal est un être sensible envers qui l’homme a des obligations".
La manipulation des animaux, les soins à leur apporter, leur transport, sont autant d’actes quotidiens strictement réglementés sur la base d’une préoccupation fondamentale : le bien-être animal. L’éleveur, entre autres, est l’un des principaux acteurs de ce respect du bien-être, ne serait-ce que grâce à sa connaissance du comportement naturel des animaux. Les bovins et les ovins disposent, par exemple, d’une très grande sensibilité olfactive et d’une bonne perception auditive.
Ainsi, ces deux espèces réagissent aux bruits et aux odeurs particulières. Par contre leur perception visuelle est limitée; ils ne perçoivent pas notamment les éléments en relief. Ils sont facilement perturbés par un changement d’éclairage et par des ombres. Les bovins et les ovins sont des animaux dits sociaux, c’est-à-dire qu’ils vivent généralement en groupe.
Ce phénomène est particulièrement développé chez la majorité des races ovines dites grégaires.
Les soins apportés aux ovins
Les soins régulièrement prodigués aux ovins sont :
- La réalisation régulière de prises de sang, pour réaliser des analyses afin de vérifier que les animaux du troupeau ne sont pas infectés par des germes responsables de maladies infectieuses contagieuses (par exemple la brucellose).
- L'administration régulière d'un vermifuge, afin de supprimer les vers intestinaux parasites de la caillette ou des intestins. Le vermifuge est donné par voie orale, sous forme liquide, à l'aide d'un pistolet doseur.
- Pour lutter contre les parasites externes (poux de la laine, tiques dans certaines régions), des bains contenant un insecticide sont préparés. Ce sont des cuves peu profondes dans lesquelles on fait passer le troupeau : les animaux y progressent tout en maintenant la tête hors de l'eau.
- Les moutons sont très fragiles des pieds. S'ils n'ont pas un suivi attentif, ils peuvent être victimes d'une infection, le piétain, qui les fait boiter. Cette infection n'est pas facile à soigner et il arrive qu'un mouton soit atteint à plusieurs pattes. Il essaie alors de limiter ses déplacements, même pour aller se nourrir. Pour prévenir le piétain, il faut tailler régulièrement les onglons des ovins. On peut aussi les faire passer dans un pédiluve contenant une solution antiseptique.
Comme les bovins, les ovins font donc l'objet de soins attentifs et quotidiens, ce qui démontre là encore le rôle fondamental de l'éleveur et l'importance de sa relation à son troupeau.
La base réglementaire du transport des ruminants Il y a certaines règles auxquelles le transport des animaux ne déroge pas : elles sont relatives à l'état de l'animal. Hors contexte exceptionnel, il est en effet interdit de transporter, dans un but lié au commerce (vente, abattage…), des animaux malades ou blessés, pas plus que des vaches ou des brebis gestantes et proches du terme.
De même, un jeune âgé de moins de deux jours doit rester avec sa mère et ne peut être soumis au transport. Il est simple de distinguer les nouveau-nés : leur nombril (ombilic) n'est pas cicatrisé.
Les règles de bien-être des animaux telles qu'elles sont définies dans la législation concernent des transports à visée commerciale : elles ne s'appliquent pas à l'éleveur qui embarque des veaux dans une fourgonnette pour les amener au champ, ou, d'une façon plus générale, à des transports de moins de 50 km.
L'aiguillon est depuis longtemps interdit pour obliger les animaux à monter dans un camion de transport. Il existe également une pile, qui envoie de faibles décharges électriques si elle est mise au contact de la peau de l'animal (un peu comme les clôtures électriques). Son utilisation est réglementée aussi : la loi prévoit que l'on "évite dans la mesure du possible l'utilisation d'appareils administrant des décharges électriques". Ces piles sont tolérées sur les bovins adultes mais seulement sur les muscles de l'arrière-train, sur ceux qui refusent de bouger et si les chocs durent deux secondes au maximum et sont "correctement espacés".
Photo Institut de l'Elevage
Marchés aux bestiaux et bien-être animal
Chaque semaine, à jour et à heure fixes, les marchés aux bestiaux ouvrent leurs portes.
Environ deux millions d'animaux, pour l'essentiel des bovins et des ovins, transitent chaque année par ces lieux d'échanges interprofessionnels. Ces regroupements d'animaux permettent, selon la loi de l'offre et de la demande, de déterminer les prix du bétail.
Le commerce de bétail représente 13 000 opérateurs, 1 500 entreprises, pour un chiffre d'affaires de 9 milliards d'euros.
Maillons indispensables de la filière bétail et viandes, les marchés aux bestiaux sont présents dans plus d'une cinquantaine de communes françaises...
Pour en savoir plus sur les marchés aux bestiaux et voir des extraits du film réalisé par le CIV, consultez notre mini-site :
La transhumance, qui signifie "au-delà des terres", se pratique partout où les troupeaux doivent changer de territoire pour se nourrir. Qu’elle soit bovine ou ovine, elle se pratique, en France, dans les massifs montagneux : Alpes, Pyrénées, Massif Central... Chaque année, aux beaux jours, entre mai et juin, les vaches et leur veau, les brebis et leurs agneaux, tous nés en hiver, prennent leurs quartiers d’été. Ils quittent la plaine, où il ne reste plus rien à pâturer, pour gagner les estives; là, ils pourront brouter l’herbe des alpages, surveillés par un ou plusieurs bergers, laissant ainsi à l’éleveur du temps pour préparer l’hiver : assurer les réserves alimentaires à partir du foin qu’il va récolter dans ses prairies autour de l’exploitation...
La transhumance se pratique le plus souvent en camion, parfois à pattes comme il y a encore quelques années.
Cette pratique, ancestrale, a toujours sa raison d’exister. D’une part, elle permet aux animaux de trouver de la nourriture et d’autre part, elle est utile à l’homme : l’été, les troupeaux broutent les pistes de ski et leurs alentours et permettent ainsi, en rasant l’herbe, de retenir le manteau neigeux en hiver, évitant ainsi les avalanches.