Martine Jardin, éleveuse dans la Sarthe, explique le rôle de l'éleveur et de ses animaux dans l'évolution du paysage.
Retranscription de la vidéo
Il vaut mieux avoir des haies, sinon les céréales seraient toutes couchées par la vitesse du vent. C'est-à-dire que quand il y a du vent, les arbres ralentissent le vent, ce qui permet que le vent passe par dessus et les bêtes se mettent de l'autre côté à l'abri et elles ressentent moins le vent. Ou alors quand il pleut, elles se mettent à l'abri sous les arbres parce que l'arbre automatiquement il fait un parapluie. Donc elles se mettent à l'abri dessous. La nature prendrait le dessus et on aurait n'importe quoi qui pousserait. On aurait plus d'herbe parce que automatiquement les mauvaises herbes prennent vite le dessus. Il y a eu un moment donné où il y a eu moins de haies parce qu'il y a eu les fameux remembrements qui ont regroupé les terres des exploitations car il y en avait un petit peu partout, pour faire des parcelles plus grandes, plus faciles parce que cela s'est mécanisé, donc pour travailler le sol, des grandes parcelles c'est plus facile que des petites. Il y a eu des époques où cela n'a pas été replanté.