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Le CIV

Enjeux

Les filières élevage et viandes font aujourd’hui l’objet de nombreuses controverses quant à leurs impacts.

Ces controverses témoignent de préoccupations issues de l’ensemble de la société : associations, élus, pouvoirs publics, scientifiques, médias, consommateurs-citoyens, mais aussi éleveurs, techniciens, professionnels du monde industriel, de la santé animale ou humaine, etc.

Elles portent sur de nombreux domaines : santé humaine, nutrition, santé et bien-être animal, qualité des viandes et garanties offertes en termes de sécurité sanitaire, environnement en général et ses multiples déclinaisons : contribution à l’effet de serre, pression sur les ressources en eau, effets sur la biodiversité et la vivacité des sols…

Autant de sujets à forts contenus scientifiques, multidisciplinaires, imbriqués les uns aux autres, et donc complexes. Autant de sujets où les connaissances, les méthodes et instruments d’analyses sont en pleine évolution. Autant de sujets qui renvoient à la gestion de biens publics.

Rien d’étonnant dès lors, à ce qu’entre la diversité des acteurs impliqués ou concernés, celle des niveaux d’analyse et d’information, et la variété des impacts – négatifs ou positifs, avérés ou supposés – les controverses soient nombreuses et souvent aiguës, et qu’il soit malaisé aux acteurs, même avertis, de se forger un point de vue éclairé.


Rôles et missions

Le CIV a pour mission de faciliter la connaissance et la compréhension des éléments scientifiques qui étayent l’appréciation des impacts des filières élevage et viande, et de contribuer à la mise en débat des sujets de controverse.

Il fournit à des publics avertis une information fiable et de qualité permettant :

  • d’anticiper les grandes évolutions de ces filières,
  • d’appréhender leurs impacts sur des bases solides,
  • de se situer par rapport aux controverses sociétales existantes ou émergentes.

À cet effet, le CIV développe les activités suivantes :

  • Participation à des groupes de travail et réseaux scientifiques traitant des thématiques sociétales liées aux filières élevage et viandes.
  • Analyse et sélection de documents scientifiques sur ces sujets.
  • Synthèses et adaptations destinées aux publics avertis.
  • Production et édition de dossiers de fond sur des questions spécifiques.
  • Mise à disposition des publics avertis de ressources documentaires et de publications par le biais d’un site Web.
  • Animation de réseaux professionnels et accompagnement de la diffusion des travaux et publications selon les besoins de ces publics.
  • Organisation ou participation à des congrès, colloques et tables rondes scientifiques.

Pour le CIV, la notion de publics avertis regroupe les publics qui, de par leur activité ou position :

  • disposent d’une connaissance préalable minimale des conditions de production et consommation des viandes (élevage, transformation, commercialisation, consommation, nutrition…)
  • sont à la recherche d’informations sur les qualités (environnementales, sanitaires, nutritionnelles…), impacts et contributions sociétales de ces produits aux différents stades de la filière ;
  • jouent un rôle direct ou indirect dans la filière et la consommation de ses produits,
  • ou interviennent de par leur position ou leur connaissance, dans les débats et controverses concernant l’élevage et les viandes.

Concrètement, sont inclus les professionnels de la santé humaine et animale (médecins, vétérinaires, diététiciens…), les chercheurs et enseignants, les professionnels du secteur et de l’alimentation, les décideurs et leaders d’opinion (fonctionnaires, élus, responsables d’associations, journalistes spécialisés…) impliqués dans l’analyse et la gestion de biens publics impactés par l’élevage et les viandes.


Gouvernance

Association sans but lucratif, le CIV a été créé en 1987 à l’initiative des 13 familles de l’interprofession bétail et viande (Interbev) et des pouvoirs publics via l’ancien Office national interprofessionnel de la viande (aujourd’hui FranceAgriMer). L’Interprofession nationale porcine (INAPORC) a rejoint le CIV en 2005 afin de couvrir l’ensemble des viandes de boucherie (viandes bovine, ovine, porcine et équine).

Les grandes orientations du CIV sont décidées par son Conseil d’administration qui réunit des représentants des différents acteurs cités ci-dessus.

Un Conseil scientifique et d’orientation de haut niveau contribue à la définition et à la hiérarchisation du programme d’activités du CIV, afin que celui-ci corresponde au mieux aux questions scientifiques et sociétales émergentes.

Validé par le Conseil d’administration, ce programme d’activités est mis en œuvre par une équipe permanente de spécialistes des différents domaines concernés : nutrition-santé, sécurité sanitaire, santé et bien-être animal, environnement, approches sociétales.

Dans le cadre de ses activités quotidiennes, le CIV collabore avec de nombreux organismes publics, privés ou associatifs (INRA, IDELE, ADIV, ANSES, DGAL, DGCCRF, ONG environnementales, de développement et de protection animale…) tant par le biais de groupes de travail formels (groupements d’intérêt scientifique…) ou informels, que de projets d’étude ou éditoriaux et de tables rondes.